|
"Ixtl attendait. Comme dans un kaléidoscope, il voyait apparaître et disparaître en lui les souvenirs de tout ce qu’il avait jamais connu ou pensé. Il eut une vision de la planète dont il était issu et qui, depuis longtemps, était anéantie. Il en ressentit de l’orgueil et un mépris croissant pour ces bipèdes qui s’étaient mis en tête de le capturer."
Note d’Oriane (feutre beige) : la littérature est faite davantage d’écrits inutiles que d’écrits utiles et c’est ce qui fait son intérêt, plus même, sa nécessité. Elle s’installe en effet délibérément dans le monde du non-pragmatique, hors de cet utilitarisme qui fait de l’homme un esclave. Lire, écrire, sont des actes gratuits (et il est rare qu’il en soit autrement). Dès lors que la création se lie à l’argent, de quelque façon que ce soit, elle se pervertit. Seuls écrivent réellement ceux qui n’ont pas besoin d’en vivre. Les autres se prostituent toujours.
|